Il s'agit d'une étude commanditée par un Bureau d’études Allemand dénommé AFC en collaboration avec la GIZ Mali, et exécutée par le Bureau d'études BESSAN-SARL. I-CONTEXTE : Le Programme d’Appui au Sous-Secteur de l’’Irrigation de Proximité (PASSIP) fait partie dans sa phase actuelle du Programme « Promotion de l’agriculture/ Agriculture irriguée durable » de la Coopération Allemande au Mali. Le point focal de ce programme réside dans la promotion de l’irrigation de proximité au profit des petites et moyennes exploitations agricoles familiales de certaines régions au Mali. Il contribue à la mise en œuvre du Programme National de l’Irrigation de Proximité (PNIP) qui est le cadre fédérateur de toutes les interventions de l’irrigation de proximité (IP) au Mali. L’IP est un instrument essentiel du gouvernement de la République du Mali pour atteindre la sécurité alimentaire et nutritionnelle. Elle est aussi considérée comme un outil propice pour accroître la productivité agricole et améliorer la résilience des populations rurales et de leurs systèmes de production contre les effets pernicieux du changement climatique. Le problème central motivant la mise en œuvre du PASSIP (qui en est à sa 4ème phase) est que les producteurs dans l’irrigation de proximité ne sont, jusqu’à présent, pas suffisamment en mesure de mettre en valeur leurs ressources productives et valoriser les produits tant sur le plan économique que nutritionnel. Une telle problématique a déterminé la mise en œuvre de l’approche chaine de valeur agricole au cours des phases précédentes du PASSIP, ainsi que la réalisation d’activités visant la diversification de la consommation alimentaire afin d’améliorer l’état nutritionnel des populations rurales exploitant les différents sites d’aménagement hydro-agricoles (AHA). La zone d’intervention dans le cadre de l’outputs 3 comprend 20 sites AHA dans les régions Koulikoro et Sikasso avec un groupe cible de 1.200 exploitations agricoles dont 240 détenues par des femmes. Ces différents sites concernent non seulement ceux ayant déjà bénéficié des appuis du PASSIP dans ses phases antérieures et concernés par les résultats indiqués précédemment mais aussi ceux dans lesquels aucun accompagnement n’avait été réalisé. Aucune donnée liée à la diversité de la consommation alimentaire n’est donc disponible dans ces derniers sites d’AHA. La réalisation efficace d’actions liées à l’axe « Sécurité alimentaire et nutritionnelle » de l’output 3 du PASSIP devront permettre d’aboutir à l’atteinte de l’indicateur 5 du module PASSIP 4 « le pourcentage de femmes parmi les 1.200 ménages participants dans les sites sélectionnés, dont la diversité alimentaire est supérieure à la norme minimale définie par la FAO (Diversité Alimentaire Minimale, DAM-F) a augmenté de 3% ». Afin de fournir des données de base pour la mesure de cet indicateur durant les actions concernées, il est prévu une étude de référence sur la diversité alimentaire minimale des femmes en âge de procréer et des enfants de 6-23 mois. Il s’agit d’une mesure de la qualité de l’alimentation qui reflète l’adéquation de l’apport en nutriments et la diversité du régime alimentaire. II- OBJECTIFS DE L’ETUDE 2.1 OBJECTIF GLOBAL : Fournir des informations fiables liées à la situation de référence de l’indicateur « diversité alimentaire minimale des femmes en âge de procréer et des enfants de 6-23 mois » dans les sites AHA du PASSIP IV des régions de Sikasso et Koulikoro 2.2 OBJECTIFS SPECIFIQUES : Déterminer le nombre et le pourcentage de femmes en âge de procréer ayant atteint une diversité alimentaire minimale selon les normes de la FAO ; Déterminer le nombre et pourcentage d’enfants de 6-23 mois, ayant atteint une diversité alimentaire minimale selon les normes de la FAO ; Suggérer des recommandations en termes d’actions spécifiques à réaliser en agriculture/irrigation de proximité sensible à la sécurité alimentaire et nutritionnelle et avec quels acteurs clés, y compris les formations en lien avec l’indicateur concerné. Identifier les besoins spécifiques de formation des acteurs notamment en approche champ école paysan /SRI[1] et maraichage et l’utilisation/consommation des aliments diversifiés selon les besoins, surtout des femmes et enfants ; Evaluer et analyser les possibilités de synergie d’action entre GRA et GSAN[2] ; Evaluer les forces et faiblesses de l’approche ; Dégager les facteurs clés de réussite et d’échec des actions du groupe de réflexion ; Elaborer un plan de renforcement et de pérennisation et des acquis. [1] SRI: Système de Riziculture Intensif [2] GRA : Groupe de Réflexion et d’Action / GSAN : Groupe de Soutien aux Activités de Nutrition